Tom Grat Guiraute, capitaine de l'équipe - Crédit photos Focale 8N3 – Une phase aller solide qui ouvre des perspectives pour les Maohis

Les Maohis ont terminé la phase aller du championnat de France N3 en tête de la poule 8.
Un classement qui ne doit rien au hasard : malgré un effectif en partie renouvelé, des blessures et plusieurs ajustements indispensables, Pessac a construit une dynamique sérieuse, régulière, et surtout prometteuse.

À la tête de l’équipe pour sa troisième saison, Yannick Goïcoechéa résume ce premier chapitre comme une montée en puissance progressive : « On a mis en place notre style de jeu, trouvé des lignes cohérentes malgré les indisponibilités. Aujourd’hui, le groupe comprend ce que j’attends. Et je pense qu’il n’a pas encore atteint son plein potentiel. »

Yannick Goïcoechéa, coach de l'équipe - Crédit photos Baptiste BlockxCette lucidité se retrouve aussi chez Tom Grat-Guiraute, capitaine, qui mesure le chemin parcouru : « Finir premiers de la poule, ça fait du bien. Pessac n’avait pas connu ça depuis longtemps. On a fait une phase aller solide, mais il reste du travail. ». L’élimination en Coupe de France, plus précoce que l’an passé, fait partie de ces éléments que le groupe n’élude pas. « On aurait aimé aller plus loin, bien sûr. Mais cette défaite nous sert plus qu’elle ne nous freine : elle nous pousse à élever encore notre niveau », précise Tom.

Entre les constats factuels de l’entraîneur et l’énergie du capitaine, une vision commune se dégage : l’équipe avance, mais ne s’enflamme pas. « Être premier à mi-parcours, c’est comme mener à la mi-temps : cela donne confiance, mais seul compte le résultat final », rappelle Goïcoechéa, qui ne veut surtout pas que cette position devienne une source de pression.

Doryan Riffaud, vice-président du club et joueur de cette équipe N3, partage cet équilibre entre satisfaction et prudence : « L’an dernier, on s’est arrêtés en demi-finale. On veut faire aussi bien, voire mieux, mais sans brûler les étapes. Le groupe est plus mature, plus exigeant. Le travail effectué jusqu’ici doit continuer. »

L’objectif collectif est clair mais mesuré : garder le cap, rester réguliers, et, si l’occasion se présente, aller chercher cette finale que tout le monde a en tête. « On s’était donné trois ans pour viser la montée en N2. Si on peut le faire avant, tant mieux. Mais cela passe par une structure solide, de la profondeur, des jeunes qui montent… ce que nous sommes en train de construire », rappelle l’entraîneur.

Tom Grat Guiraute, capitaine de l'équipe - Crédit photos Focale 8

Sur ce terrain sportif encourageant vient toutefois se greffer une déception institutionnelle. Alors que la salle Robert Curtan est la seule installation de Pessac homologuée pour accueillir du roller hockey, le SPUC Roller ne pourra pas candidater pour organiser une éventuelle finale. La mairie l’a en effet mise à disposition du club de badminton pour un tournoi exactement le week-end de la finale, alors même que cette discipline dispose de nombreuses autres salles adaptées dans la ville.
Une occasion manquée de valoriser la ville de Pessac, la discipline, le club, et la dynamique actuelle.

La phase retour, elle, arrive avec ses défis habituels : confirmer, progresser, rester soudés, affiner les derniers détails. « Match après match, on veut montrer le vrai visage de Pessac », résume Tom Grat-Guiraute.
Un visage fait de travail, d’humilité et d’envie — celui d’un groupe qui avance sans proclamation, mais avec l’ambition tranquille d’aller plus loin que la saison passée.

 

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